dystopie, Littérature contemporaine américaine

La servante écarlate – Margaret Atwood

La-servante-ecarlate

Résumé :

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’Etat, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Evangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d’une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

Mon avis :

Voilà un livre qu’il n’est pas simple de chroniquer ! Quelle histoire ! Quelle claque on se prend en pleine face ! Une dystopie ? Cela ne fait aucun doute ! Féministe ? Non, si l’on en croit l’Auteure qui explique dans la postface que si elle avait fait une dystopie féministe, elle aurait distribué plus de pouvoirs aux hommes dans son roman !

Et pourtant il est bien question des droits de la femme, de la liberté de la femme qui a été totalement abolie dans cette société totalitaire que l’on nous dépeint.

La narratrice, Defred, se remémore un passé révolu, nous raconte de quelle façon les choses ont commencé à changer pour basculer dans ce nouvel ordre effroyable.

Oui, effroyable, c’est bien le mot, le ressenti que l’on a tout du long de ce récit.

Côté écriture, la plume de Margaret Atwood est addictive. On tourne les pages jusqu’à connaître le fin mot de l’histoire. Et quelle fin ! Elle nous laisse sur notre faim, justement, en plein mystère. Même pas éclairée par un épilogue tout aussi étrange sous forme de conférence en l’an 2195 !

En quelque sorte c’est au lecteur de choisir une fin pour Defred, heureuse ou malheureuse.

Voilà, en tout cas une lecture dont on ressort pas indemne. Forcément elle aboutit à des questions, des réflexions sur la condition féminine. Les libertés acquises le sont-elles pour toujours ? Ou un tel shema horrifique est-il possible un jour ?

De quoi nous glacer le sang !

Pour moi, La servante écarlate, est une lecture indispensable, un roman culte, un rappel à l’ordre que nous devons nous méfier de tout fanatisme qui menace nos libertés et que nous devons nous battre pour les conserver coûte que coûte !

Ma note : 17/20.

8 thoughts on “La servante écarlate – Margaret Atwood”

  1. Ta chronique donne très envie de se lancer. Je crains par contre les fins ouvertes, qui ont tendance à me laisser frustrée et dans l’attente, mais je crois devoir passer outre pour cette fois !

    Aimé par 1 personne

  2. J’ai beaucoup entendu parlé de ce roman récemment grâce à la sortie de la série du même nom. Après ta chronique, je pense m’y plonger très prochainement !

    Le seul bémol ce serait la fin. D’après ce que tu dis, il ne semble pas y en avoir réellement une et ce genre de dénouement me laisse toujours un petit goût amer d »inachevé…

    Aimé par 1 personne

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